Bien choisir un bon produit en mycothérapie...


Pour nous aider à retrouver notre équilibre et notre santé, les compléments alimentaires sont devenus indispensables à notre organisme quotidiennement agressé, en nous fournissant des sources concentrées de nutriments et d’autres substances naturelles qui nous aideront à en combler les carences.

Une étude publiée dans la revue scientifique Nature a révélé que seuls 25% des produits à base de champignons médicinaux contiennent la quantité de Reishi que leur étiquetage reflète.

Le critère fondamental est la qualité du produit et il est logique de s’en remettre à des mentions visibles sur l’étiquetage : labels, allégations, garanties, compositions...


8 RÈGLES D’OR A VÉRIFIER

1- La mention Agriculture biologique

La première règle d’or est l’origine biologique de la matière première poudre car un produit biologique respecte par essence un cahier de charges précis en plus de garantir une formule exempte de résidus, de pesticides et d’autres substances qui pourraient être nocives.

Dans le cas des produits de Mycothérapie, le certificat biologique est encore plus important, car les champignons sont des biorémédiateurs naturels, c’est-à-dire des véritables éponges à polluants. Ainsi, si l’environnement contient des métaux lourds et d’autres substances, il est plus que probable qu’il y ait plus que des “traces” dans le fruit du champignon. En outre, il existe d’innombrables études scientifiques sur l’analyse de champignons collectés dans la nature qui révèlent une concentration de mercure ou de césium.


2- La Présence des labels

La présence de labels est de bon ton pour présager de la qualité du produit, encore faut-il savoir les décrypter.

Il importe de bien distinguer les labels cruciaux pour la qualité de ceux purement informationnels.


· Les labels délivrés par des organismes certificateurs

Sur les étiquettes des produits, de nombreux labels sont le fruit d’un audit de contrôle fait par un organisme certificateur lui-même agréé pour labelliser les entreprises qui en font la demande.

L’agriculture biologique : en plus des contrôles réalisés par les acteurs de la filière, pour permettre au consommateur de vérifier la traçabilité de produits bio, des labels officiels existent :

- Le logo Agriculture biologique (AB) : il correspond au label français créé par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Il atteste qu’un produit contient au moins 95 % d’ingrédients agricoles certifiés bio. Le logo français AB est facultatif.

- Le logo Eurofeuille : Ce logo est obligatoire pour les produits bio. Il doit être accompagné d’une mention précisant l’origine des matières premières ainsi que du numéro de l’organisme certificateur.

- Le sceau GMP (Good manufacturing practices) ou Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF) en France : ce sceau signifie une production uniforme et contrôlée, de la culture à la commercialisation. Ses directives fournissent les exigences minimales qu’un fabricant doit respecter pour garantir que ses produits sont de qualité élevée et constante, d’un lot à l’autre, pour l’usage auquel ils sont destinés.


· Les sceaux informatifs

Ces sceaux sont du ressort de l’entreprise et engagent sa responsabilité. Ils permettent de renseigner le consommateur sur la compatibilité du produit avec ses valeurs, ses motivations à l’achat ou encore son régime alimentaire.

- Un label ou une mention végan : un produit végan implique que celui-ci est fabriqué sans aucun produit d’origine animale, y compris la viande, le poisson, les œufs et les produits laitiers. Par définition, les produits à base de Mycothérapie sont végans. Toutefois, certaines gélules peuvent être à base de gélatine animale. ; il importe de vérifier le type de gélule sur la liste d’ingrédients obligatoires du produit.

- Sans lactose : les champignons médicinaux ne requièrent pas l’intervention de produits laitiers durant tout le processus de fabrication ; de la culture au produit fini. En France, il n’existe pas de seuils pour pouvoir utiliser cette mention

- Sans gluten : Cette mention est réservée aux produits contenant moins de 20 mg de gluten par kg de produit. Elle permet de distinguer les produits qui ne contiennent que du champignon de ceux qui intègrent le milieu de culture (bien souvent de la céréale contenant du gluten). Généralement, le milieu de culture est présent dans les produits à base de mycéliumde champignons, car ces filaments microscopiques sont impossibles à dissocier du milieu de culture et les producteurs n’ont d’autres choix que de l’intégrer à la formule. Par mesure de précaution, il faut mieux se détourner des produits à base de mycélium si vous êtes intolérant au gluten.

- Séchée dans des conditions naturelles: parfois appelé procédé « RAW », celui-ci indique que les produits sont séchés avec une température douce (aux alentours de 40°C) afin de maintenir inaltérées les propriétés biologiques et nutritionnelles.


3- La totale traçabilité des produits

Seule une traçabilité irréprochable des produits permet de garantir les meilleures concentrations en molécules bioactives et leurs stabilités dans le produit fini. Il importe de se renseigner dur les contrôles analytiques des matières premières et des produits finis effectués par les laboratoires


4- La présence de la composition et de la quantité en B-1,3-1,6-D-glucanes

Les ß-glucanes sont des composants que l’on trouve à la fois dans les céréales (et donc le milieu de culture) et les champignons. Les β-glucanes de céréales, présentant des glucanes à liaison (1,4)-β, ne présentent pas d’effets immunomodulateurs.

En revanche, les β-glucanes dérivés de champignons, qui consistent en un squelette à liaison (1,3)-β avec un petit nombre de chaînes latérales à liaison (1,6)-β, sont essentiellement connus pour cet effet. Il est possible de s’assurer de la présence de ß-glucanes fongiques dans les produits en cherchant ces bêta-glucanes spécifiques dans la composition : les bêta-1,3-1,6-D-Glucanes


5- La Concentration maximale en molécules bioactives des champignons

Les champignons médicinaux contiennent beaucoup de molécules d’intérêt pour la santé. Ces molécules sont très largement étudiées pour leurs actions antitumorales, immunomodulatrices ou encore antivirales. Parmi elles, on retrouve des composés triterpénoïdes ou bien des polysaccharides fongiques comme les bêta-(1,3) -(1,6) -D-glucanes.

Il est important pour le consommateur d’avoir la garantie que le produit contient ces composés d’intérêt bien que la législation ne l’impose pas.

Voici quelques exemples de composés uniques :

  • Reishi : bêta-glucanes, terpènes, stérols, 17 acides aminés, minéraux, vitamines, etc.

  • Maitake : bêta-glucanes, vitamines (B1 et B2), ergostérol, acides gras (palmitique et oléique), glycoprotéines, minéraux (potassium et fer), etc.

  • Shiitake : bêta-glucanes, acides aminés essentiels et non essentiels, ergostérol, vitamines, érythadénine, minéraux (zinc, fer), etc.

6- L’Absence de composants non essentiels

Il importe en outre de vérifier que le support de culture (souvent le riz ou le millet) ne soit pas transformé avec le champignon car ce phénomène affaibli mathématiquement les bienfaits des champignons, (cf teneurs en beta glucanes) et, en plus de constituer une perte d’effet biologique, réduit le coût de revient au détriment du consommateur.


7- Des Produits non mélangés à d’autres méthodes naturelles sans études spécifiques

Les techniques employées, telles que la phytothérapie par exemple ne sont pas conseillées pour les mêmes raisons que la gemmothérapie ou l’aromathérapie. Il est faux de penser que sans études préalables, les mélanges de plusieurs actifs vont additionner, voire potentialiser les effets des produits. Pour ces raisons, il est recommandé d’éviter la prise de formule mélangeant plusieurs autres médecines naturelles, mais plutôt d’espacer les prises entre ces produits.


8- Éviter les micro-granules et le comprimé

Les formulations d’extraits en gélules et/ou en fioles de certains laboratoires offrent des taux élevés de principes actifs dans des conditions d’extraction optimales et sont utilisé dans des dizaines de milliers de publications scientifiques aux niveaux national et international ainsi que dans des essais cliniques et brevets.

Cependant, sur le marché, une multitude de formes galéniques coexistent, avec leurs propres spécificités : des poudres, des extraits pouvant être intégrés dans des gélules, comprimés ou ampoules, flacons formes buvables. Certains laboratoires commencent également à développer des formes galéniques à libération modifiée) sans justification pharmaceutique ou clinique, car il n’existe à ce jour aucune donnée clinique démontrant des avantages par rapport à celles formulées avec des extraits naturels.


Alors, vous sentez vous maintenant prêts pour choisir le bon complément ?





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