Les champignons nous veulent du bien !

Automne oblige, ces derniers temps, les champignons ont plutôt la cote ! Et pour cause, nos espèces utilisées en gastronomie sont dotés d’arguments intéressants sur le plan nutritionnel. Ils sont faibles en glucides, en acides gras et en calories mais aussi riches en vitamines et minéraux. En bouche, le champignon comestible se targue aussi d’un large panel d’odeurs et de saveurs, relevant les plats et flattant les papilles.

Qui ne peut résister à une merveilleuse omelette de cèpes ou une fricassée de frais petits rosés des prés !

Cependant, une autre tendance de fond participe grandement à l’essor de la consommation de champignons : leurs effets sur la Santé. Que ce soit dans l’immunité, la santé mentale ou même le cancer, les professionnels de santé


et les consommateurs sont des plus en plus nombreux à les utiliser à cette fin.

Quels sont les champignons qui nous veulent du bien ?

À quelques exceptions près, ce sont des « champignons à chapeau » que nous croisons lors de nos balades en forêt.



Au sein de cette grande famille, il est courant de les classer selon 3 types principaux : les champignons comestibles, les champignons médicinaux et les champignons sauvages. Au niveau mondial, le premier représente 54 % de la production, le second 38 % et le troisième, plus marginalement 8 %.

Alors qu’en France nous sommes plus habitués à un usage comestible, près de 40 % des champignons consommés dans le monde le sont pour leurs propriétés médicinales. D’autant plus que certains champignons, tels que le Shiitake, l’Agaricus, l’Hericium ou bien les pleurotes sont consommés pour ces 2 usages.

Ce n’est pas étonnant, car depuis l’aube des temps, les champignons sont utilisés dans l’alimentation humaine ou pour leurs propriétés médicinales (et même parfois rituelles). L’histoire humaine a fait que ces « Fungi » ont trouvé une place plus importante dans les médecines traditionnelles asiatiques, ce qui explique un usag


e plus restreint à cet égard en Occident.


Mais pour quelles raisons sont-ils bons pour la santé ?

Pour leur richesse en nutriments

En France, l’ANSES dénombre 146 champignons cultivés et sauvages correspondant à des variétés comestibles, ce qui n’est pas rien ! Parmi eux, on y retrouve de nombreux visages familiers parmi lesquels : le Shiitake, les Pleurotes, les Bolets, les Cepès, les Agaricus…

Bien que les avantages nutritionnels de chacun d’entre eux diffèrent, ces petits êtres, en plus de contenir plus de 80% d’eau leur procurant une faible valeur calorique, ont de nombreuses qualités. Ils sont :

  • Riches en fibres importantes pour le transit

  • Riches en glucides et en acide aminées,

  • Pauvres en graisse et en sodium,

  • Sources de vitamines (A, B1, B2, B3, B5 B9, B12, C, D2) : les champignons représentent l’unique source non animale de vitamine D.

  • Sources de minéraux (calcium, sélénium, magnésium, potassium, phosphore, sodium, fer, cuivre…) et de phénols.

De plus, par leur saveur particulière, souvent boisée et terreuse, les champignons aident les recettes à se passer de sel et apportent un goût savoureux aux recettes (saveur umami) sans risque pour la santé.


Pour leurs effets préventifs sur la santé

Plusieurs études récentes sur les effets de leurs consommations, semblent indiquer qu’ils sont de très bons outils de prévention de santé. Il apparait que les champignons contiennent certaines substances permettant de prévenir l’apparition de maladies ! Nous rentrons ainsi dans un second « type » de champignons… les champignons médicinaux

Il est de plus en plus question du rôle tenu par les molécules bioactives retrouvées au sein des champignons. Les corrélations trouvées entre certains composants fongiques et certains problèmes de santé nourrissent de nombreux espoirs pour la Santé Humaine.

Par exemple, la Crinière de lion (Hericium erinaceus) : champignon comestible appartenant à la famille des Hericiaceae. De par ses composants particuliers, c’est un modèle d’étude privilégié pour les travaux sur la santé mentale mais aussi sur le microbiote. C’est pour cette raison que la Crinière de lion est couramment nommé champignon de l’axe intestin-cerveau.


Pour leurs effets sur la prévalence du cancer

Une étude a récemment fait grand bruit en mettant en exergue la diminution de la prévalence de cancer avec la consommation de champignons frais. Ces recherchent ont portés sur 17 cancers et 19 500 patients. Les résultats publiés annoncent que les personnes qui mangeaient en moyenne 18 grammes de champignons par jour (ce qui ne représente pas plus de 2 ou 3 champignons) présentaient un risque de cancer inférieur de 45% par rapport à ceux qui n’en consomment pas.


Pour leurs effets sur notre cerveau

Une étude publiée en 2019 dans le prestigieux Journal of Alzheimer’s Disease, s’est interrogée quant aux liens entretenus entre la consommation de champignons et l’apparition de maladies cérébrales. Pour cela, les chercheurs ont relevé la quantité de champignons consommés par près de 700 personnes âgées de plus de 60 ans tout en évaluant l’apparition des symptômes de démence. Les résultats présentés indiquent que les patients qui mangeaient au moins 300 g de champignons par semaine étaient 50 % moins susceptibles de souffrir de troubles cognitifs légers.

Toujours sur le thème de la Santé Mentale, d’autres recherches en provenance de l’université de Pennsylvanie ont été publiées en 2021. Cette fois-ci, l’échantillon concernait près de 25 000 personnes et les enquêteurs s’attelaient à déterminer l’existence d’un éventuel lien entre la consommation de champignons et la dépression. D’après leurs trouvailles, la consommation de champignons abaissait le risque de dépression.



Incontestablement, manger des champignons est devenu un outil de prévention de notre santé.

Une seule précaution : Être bien sûr de leur provenance et bien savoir comment se les procurer en compléments alimentaires en toute confiance.

(C’est l’objet du post suivant….)

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